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  • : Bienvenue à vous ! Ce blog est né en décembre 2006 d'une initiative personnelle visant à relater l'actualité de la commune. Il présente donc ma vision des choses sur notre environnement, mais il a aussi comme portée de faire naitre un débat d'idées entre internautes.
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 13:28

La nouvelle trouvaille du ministre de l’éducation, Luc Chatel : imposer 30% d’élèves boursiers dans les grandes écoles. Je ne crois pas que l’on puisse faire plus dans le ridicule et dans l’absurde. On peut lui accorder le bénéfice de vouloir favoriser la réussite de ces étudiants mais le ministre omet quelques détails : le capital culturel ne s’acquiert pas par décret, la méritocratie a un sens, les concours doivent être les mêmes pour tous, toute autre règle serait de la discrimination envers ceux qui passent les concours par la voie « normale ».

 

Luc Chatel explique « un enfant d’ouvrier a 5 fois moins de chance d’accéder aux grandes écoles ». Vrai. Et alors ? On leur ouvre les portes sans concours ? Non ! On les aide en amont, dés l’école primaire, le collège car ce n’est pas après le bac qu’on se prépare pour intégrer les grandes écoles. Que Mr Chatel fasse son travail de ministre de l’éducation au lieu de vouloir dicter des comportements à des institutions qui sont les seules reconnues à l’international.

 

Qu’il aille sur le terrain voir ce que ces grandes écoles font pour les boursiers : tutorat des étudiants des grandes écoles pour aider des lycéens dans des quartiers difficiles, suppression des droits d’inscription pour les concours (de 1000 à 1500€). Luc Chatel rejoint en partie le président de l’UNEF qui souhaite « faire voler en éclat la sélection ». ce petit bonhomme doit omettre que nos universités sont la risée du monde lorsque les étudiants étrangers arrivent en France. Sur les 10 premières grandes écoles européennes, plus de 50% sont françaises (classement Financial Times), si nous souhaitons conserver un minimum d’excellence, nous devons conserver notre modèle méritocratique tout en aidant en amont les collégiens-lycéens à se préparer aux concours. Le nivellement par le bas proposé par l’UNEF depuis des années ne mènera nulle part. Le mot sélection leur fait peur, je me demande bien comment vont-ils faire dans leur vie professionnelle car chaque étape de la vie est faite de sélection. 

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commentaires

David 12/01/2010 18:49


Mais de rien ;) j'en reviens toujours pas...et on met en avant le modèle sciences po, on fait l'apologie de Descoing partout, en oubliant de dire que sa convention cible quelques dizaines de lycées
ZEP et les autres ?? Le problème est bien réel mais il ne se réglera pas à coup de quotas. Le travail est à faire en amont, favoriser l'éveil culturel dés le plus jeune âge à l'école, montrer aux
lycées que la prépa, ce n'est pas forcément l'enfer etc


Damien 06/01/2010 17:51


On ne saurait mieux dire, je comptais écrire un article dans le même esprit sur ce sujet mais tu viens de m'éviter cette peine (donc merci beaucoup !).

Simplement, Luc Chatel est en train de porter les derniers coups à un système éducatif en pleine déliquescence. Les pédagogistes de la période post-68 comme Meirieu n'en demandaient pas tant, eux
qui ont été les premiers à vouloir abattre l'élitisme et l'excellence scolaire, jugés trop "bourgeois". 40 après la réinvention de l'école par ces pédagogistes, soutenue par la gauche française, on
mesure les conséquences : à tous les niveau, au nom d'un égalitarisme et non de l'égalité, on a tant et si bien abaissé le niveau d'exigence que les diplômes ne valent plus rien. Aujourd'hui Luc
Chatel veut faire la même chose avec ce qui reste à ce jour la seule fierté de notre système scolaire : les grandes écoles.

De son côté, l'attitude du PS est pour le moins curieuse. Elle condamne un projet qui est pourtant la copie conforme des lois scolaire que leur représentants ont pondu dans les années 80. deux
hypothèses s'imposent donc :

- soit les socialistes ont vraiment changé leur fusil d'épaule et donc Luc Chatel a plusieurs années de retard

- soit les socialistes trouvent encore un prétexte pour s'opposer à un projet qui ne passe pas forcément dans l'opinion, alors qu'ils sont d'accord avec (bref, ils font encore de la démagogie).